Mardi 5 mars 2024, un embouteillage de plus de six kilomètres a été signalé par Vinci Autoroutes sur l’autoroute A64, au sud de Toulouse. Cette congestion est due à une manifestation de taxis qui se sont rassemblés près d’un poste de péage.
Pour le second jour consécutif, les taxis se sont à nouveau rassemblés, formant un barrage près du péage de Muret en Haute-Garonne. Ils étaient toujours présents depuis tôt le matin et ont formé le seul point de blocage routier dans l’agglomération de Toulouse à la mi-journée.
Le blocus des taxis à Muret a causé un "effet d’entonnoir" selon Vinci Autoroutes. Plus au nord, sur le périphérique, le trafic est également dense, en particulier dans les sections est et nord de la rocade Toulousaine. Stéphane Abeilhou, porte-parole de l’Union nationale des taxis, précise que Toulouse est la seule ville où les chauffeurs de taxi ont maintenu un barrage filtrant sur le péage de Muret.
Les différentes organisations professionnelles du secteur se mobilisent pour demander le respect et l’application de la loi Grandguillaume. Cette loi a pour but de réguler le "transport public des personnes" et le marché entre taxis, VTC et les plateformes numériques comme Uber et Bolt. En outre, au niveau du transport médical, les taxis contestent l’obligation du transport partagé de patients.
Tôt ce mardi matin, une file d’attente massive s’est formée au sud du péage de Muret sur l’A64. À 7 heures, Vinci a signalé une file d’attente de « six kilomètres, sur toutes les voies, jusqu’à la barrière de péage de Muret, occupée par des taxis toute la nuit ». Vinci Autoroutes met également en garde : cette barrière de péage est le point critique du matin, mais d’autres actions de protestation pourraient avoir lieu dans la région de Toulouse ce mardi.
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