Seulement douze hôpitaux, sur un total de trente-six, sont partiellement fonctionnels à Gaza, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA). C’est une infrastructure sanitaire "loin de suffire" pour accompagner les dizaines de milliers de blessés du conflit, qui se trouve actuellement dans le territoire. Yasmina Guerda, responsable des affaires humanitaires de l’OCHA à Gaza, a décrit que le "système de soins de santé est à genoux". Selon elle, nombreux sont ceux qui ont perdu des membres, ont des lésions cérébrales traumatiques et des milliers ont perdu leur capacité auditive à cause des explosions constantes.
Yasmina Guerda a également dénoncé les attaques incessantes contre les centres de soins, notamment les hôpitaux, qui violent directement le droit humanitaire international. Une infirmière a déclaré avoir été attaqué lorsqu’elle quittait l’hôpital par une route dite sécurisée. Elle espérait pouvoir partir de Gaza pour continuer son traitement.
Le nord du territoire abrite le camp de Muwasi, où vivent des dizaines de milliers de Palestiniens déplacés, dans des conditions insalubres et souffrant de diverses maladies. Le camp côtier, en très mauvais état, n’a même pas d’installations de base comme des puits ou des toilettes. Les résidents s’inquiètent pour leur santé, particulièrement celle des enfants, en raison des déchets accumulés.
La Norvège, l’Irlande et l’Espagne ont récemment déclaré la reconnaissance d’un État palestinien, un geste important mais largement symbolique qui isole un peu plus Israël. Ces reconnaissances interviennent pendant que la Cour internationale de Justice examine des allégations de génocide qu’Israël a vigoureusement niées.
Selon Hugh Lovatt, membre du Conseil européen des relations extérieures, pour que cette reconnaissance ait un impact réel, elle doit être accompagnée de "mesures tangibles pour contrer l’annexion et la colonisation du territoire palestinien par Israël".
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