Depuis 2017, le gouvernement français a dissout plus de trente groupes politiques et associations. De plus, nous avons assisté à une série d’interdictions de manifestations contre des sujets aussi divers que la réforme des retraites et le soutien à la Palestine. Des personnalités politiques de l’opposition comme Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, ont été convoquées par la police pour des accusations telles que « apologie du terrorisme ». Ces actions raises de graves questions sur l’équilibre entre sécurité et liberté en France.
Depuis le 7 octobre 2023, date à laquelle le Hamas a lancé une attaque terroriste en Israël, l’opinion publique autour de la défense des Gazaouis monte. Les appels à la manifestation se multiplient, tout comme les protestations au sein des universités. La gauche et l’extrême gauche françaises expriment régulièrement leur inquiétude, criant au « génocide » perpétré par Israël.
Mais cette montée en puissance des politiques de répression n’est pas nouvelle. D’après Arié Alimi, avocat et membre de la Ligue des droits de l’homme (LDH), l’état d’urgence instauré suite aux attentats islamistes de 2015 a marqué un premier pas vers l’érosion des libertés individuelles en intégrant certaines mesures restrictives dans le droit commun.
En outre, depuis 2015, il y a eu une vague de mouvements sociaux à travers le pays. En réponse à ces mouvements, la violence policière a augmenté. Des exemples notables incluent l’opposition à la loi travail en 2016, les manifestations des gilets jaunes en 2018-2019 et la mobilisation contre la loi sécurité globale en 2021. Selon Arié Alimi, « Il y a eu un changement de paradigme concernant le droit de manifester : la liberté, qui était autrefois le principe de base, a cédé la place à de plus en plus d’interdictions. »
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