Les proches collaborateurs et plusieurs cadres du gouvernement expriment leur inquiétude face à l’absence d’Emmanuel Macron pendant 48 heures. Selon certaines sources, il est crucial de rester en France pour gérer les négociations en vue de la formation du prochain gouvernement, notamment face aux tractations intenses entre les différents partis. Un ministre a même confié : « Il y a une course de vitesse. Partir trois jours à Washington alors que chaque jour compte, c’est spéculer sur le fait que la gauche n’arrivera pas à se mettre d’accord. »
La nouvelle Assemblée nationale doit se réunir le 18 juillet, marquant le début de la XVIIème législature et l’élection pour la présidence du Palais Bourbon. Ce contexte ajoute une pression supplémentaire pour une rapide négociation, prenant en compte les postes clés à l’Assemblée. Certains évoquent même la possibilité d’un accord avec la droite où Matignon serait cédé en échange de l’hôtel de Lassay. Les ministres élus députés espèrent débuter la mandature sans délai pour pouvoir briguer des postes législatifs et participer aux premiers votes.
La situation est d’autant plus tendue depuis que la démission de Gabriel Attal a été refusée. Sur BFMTV, la ministre déléguée Agnès Pannier-Runacher a exprimé sa volonté de siéger au plus vite plutôt que de rester ministre. De leur côté, les membres du parti Horizons, dirigé par Édouard Philippe, estiment que Macron devrait tirer plus rapidement les conclusions de la dissolution, comme il l’a fait pour les résultats des européennes.
Selon les résultats définitifs du ministère de l’Intérieur, le Nouveau Front populaire a obtenu 184 sièges contre 166 pour le camp présidentiel et 143 pour le Rassemblement national. La gauche et ses alliés cherchent à profiter de la situation pour imposer un nouveau Premier ministre. Dans ce contexte, un ancien candidat à la présidentielle a déclaré sur TF1 que la France deviendrait « ingouvernable » si Emmanuel Macron restait à son poste.
La présence ou non du président à Washington est perçue comme un pari risqué. Certains de ses ministres craignent que son absence permette à la gauche de consolider une coalition gouvernementale, compliquant ainsi les négociations à son retour. Cependant, l’entourage d’Emmanuel Macron a confirmé : « Le président se rendra bien au sommet de l’Otan ».
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