Dimanche prochain, les électeurs du Portugal seront appelés aux urnes pour les élections législatives. Le parti d’extrême droite Chega, mené par André Ventura, connait un essor certain. Ce dernier, est crédité de 16% à 18% des voix dans les récents sondages après des scandales de corruption impliquant des membres proches du premier ministre socialiste Antonio Costa.
À la tête du parti, André Ventura, ancien élu local du PSD (Parti social-démocrate, centre droit) et ex-commentateur sportif, s’est imposé dans les rangs de la politique portugaise avec un discours contestataire et antisystème, attirant les sympathisants désillusionnés par le climat politique actuel du pays. Cependant, nombreux sont ceux qui lui reprochent son comportement parfois trop agressif, créant ainsi une grande division dans l’opinion publique.
Pendant longtemps, le Portugal était vu comme un pays résistant aux appels de l’extrême droite. Cependant, la montée du parti Chega dans les sondages semble signifier la fin de cette exception. Selon l’historien Antonio Costa Pinto, depuis la consolidation de la démocratie après la "révolution des œillets" de 1974, il était déjà connu qu’une partie de la société portugaise soutenait des opinions conservatrices autoritaires. Or, les idées du parti Chega ont réussi à diviser ces sympathisants et à faire s’envoler leurs espoirs de victoire lors des prochaines élections.
Alors que le Portugal se prépare à se rendre aux urnes, l’avenir politique du pays reste incertain. Le vent de changement soufflant de la part du parti Chega pourrait bien être suffisant pour remettre en question le paysage politique traditionnel du Portugal. Cependant, la question reste : le Portugal est-il prêt pour un tel changement ?
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